Débat : SOS élèves du primaire en détresse

, par  Da Snitra , popularité : 4%

La période de latence qui va de 6 ans jusqu’à la puberté est
caractétrisée par l’absence totale de problèmes d’ordre sexuel. A cet
âge, l’enfant dispose de grandes aptitudes d’assimilation, pourvu
qu’il soit assisté et guidé par les adultes. Les instituteurs et les
parents d’élèves sont sensés être les premiers pédagogues. Il est vrai
que ces deux acteurs soient préoccupés par un quotidien socio-culturel
harassant. Il est de notoriété publique que les moyens pédagogiques
brillent par leur absence.

Les matières telles que le dessin, les travaux manuels, la musique, la
lecture et l’éducation physique ont été carrement bannies de l’emploi
du temps des écoles primaires. Le système éducatif est beaucoup plus
préoccupé par la couleur du tablier que doit porter l’élève que par la
pédagigie. La pratique de ces cinq matières, sensée épanouir et
développer le QI des élèves est totalement nulle et absente. Le
constat est amer : l’enfant s’ennuie en classe, la tâche scolaire n’est
rien d’autre qu’une corvée et un "parcoeurisme" aliénant. La
mélancolie a touché les cancres. Dresser le constat, décrire le
sinistre dans lequel est plongée l’école est une chanson qui a été
égrénée moult fois.

Au lieu de s’auto-suffire, le système éducatif algérien ferait mieux
de munir les écoles primaires d’une infrastructure sportive et
d’engager des véritables maitres d’éducation sportive, une bagatelle
pour le budget,vu la dernière manne . Au lieu du perpetuel lamento sur
le quotidien socio-économique, l’instituteur ferait mieux de consacrer
quelques heures par semaine pour l’apprentissage du dessin, des
travaux manuels, du solfége, etc.. Un crayon, une flûte à bec, une
paire de ciseaux, un tube de colle, une gomme, des crayons de couleurs
pourraient suffire pour dissiper le blue’s de nos écoliers en
classe.Quant à la responsabilité du parent d’éléve, elle vient en
troisième position. Notons que pour un Algérien instruit, soutenir et
assister ses enfants à la maison n’est pas une tâche facile, néamoins
elle est, plus que jamais, necessaire. SOS ELEVES DU PRIMAIRE EN
DETRESSE.

Cet écrit n’est ni un réquisitoire, ni un procés. Mon intention est
d’engager un débat sur la pédagogie , nous sommes tous reponsables du
sinistre de l’école algerienne.

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria