Les hautes instances du pays honorent l’arbitre Ouchène

, popularité : 2%

Devenant arbitre régional en 1989 dans la wilaya de Blida, en 1994, il gravit l’échelon d’inter-ligues jusqu’en 1999 où il devient arbitre fédéral. Quant au titre international, il n’a pas pu l’obtenir et c’est pour cette raison majeure qu’il a mis fin à sa carrière. Il nous livre, ici, ses impressions.

Quelles sont les raisons de votre démission ?

Enfin, pour plusieurs raisons mais la plus frappante, quand j’ai été à deux reprises porté sur la liste des prétendants au plus haut titre, mais la façon d’acquérir ce grade n’est pas facile sur le plan administratif. Des choses extra sportives, des affinités et autres sans entrer dans les détails. Sur quoi j’ai stagné alors que mon âge ne me permet plus de prétendre à ce grade. Ensuite des problèmes de famille, que je dirais même, abandonnée car étant tout le temps en déplacement, ce qui m’a donné à réfléchir. Mon travail aussi que j’ai presque délaissé, sans pour autant évoluer administrativement. Enfin, la façon dont on critique l’arbitrage sans que personne ne le défende surtout après la mise à l’écart de certains arbitres qui n’ont même pas eu le temps de se défendre. Je préfère m’arrêter là sur ce sujet. Actuellement, j’essaie d’aider les jeunes de la wilaya sur le plan de la formation et du recyclage

Et votre passage au grade d’international ?

Comme je vous l’ai déjà dit, ici ce n’est pas la compétence ni les résultats de l’année, je me demande pourquoi alors mettre des contrôleurs si ces derniers remettent l’enveloppe pour leur ouverture en fin de saison et décalent les meilleurs ? Rien n’a été fait depuis qu’une ou deux personnes décident des listes et permettent que certains intimes soient reconduits sur les listes. Voilà en gros mon recalage à ce grade. Je persiste ce n’est pas de l’incompétence de ma part, c’est le choix de certains membres malintentionnés qui n’ont rien à voir avec la corporation mais qui font la pluie et le beau temps. Et pour vous dire, 3 ou 4 arbitres méritent ce grade sinon nous sommes tous à égalité. D’autres très faibles ont accédé à ce grade.

Comment la suspension de certains arbitres est-elle faite ?

On ne peut arrêter un arbitre ou un groupe d’arbitres sur un coup de gueule. Cela s’est fait, il y a de cela 3 ans le même scénario s’est produit, par faute d’arbitrage, technique ou corruption. Non ce n’est qu’un constat de certaines personnes certaine qui veulent noyer le poisson. Il faut un débat franc pour pouvoir aller jusqu’au bout. Faire des constats de tous bords sans exception.

Arrêter un groupe d’arbitres ne résout rien, comme ce fut en 2004-2005, où cette suspension n’a pas apporté ses fruits.

Le problème est très aiguë et ce n’est pas en enlevant ou en changeant les uns et les autres que l’arbitrage avancera. Il faudrait des hommes qui ont un passé propre et intègre et qu’il soit surtout instruit.


Vous êtes honoré par le ministre Djiar, le wali de Bord
et Ouled el Houma…

Oui, j’ai été comblé par cette distinction qui m’a fait plaisir, car dans la vie, il faut savoir faire son chemin et comment le prendre. J’ai bien servi le sport depuis mon jeune âge et je n’ai jamais pensé que je sois honoré par le wali, mais je tiens quand même à les remercier pour tout l’effort qu’ils ont mis pour me permettre d’arriver à ce stade où j’ai connu des bons et des moins bons.

Quant au ministre Djiar, je le remercie pour la reconnaissance envers ma carrière et le wali pour cette distinction. Je reconnais par ce geste que nous vivons dans une Algérie où les enfants qui ont servi l’Algérie sont toujours récompensés. Voilà une preuve, je n’oublie pas Bergui de Ouled el Houma pour la réussite de cette soirée. Mes chers amis, collègues, je dirais n’enterre jamais quelqu’un qui demande la vie, allez de l’avant et ne reculez jamais devant un être, vos actes seront cités où que vous soyez.

Pour conclure ?

Je tiens à remercier toute la corporation des arbitres et des responsables, à leur tête, Rachid Medjiba qui est un des meilleures formateurs que j’ai connu.

Donnez la possibilité aux jeunes et que les collègues sachent que chaque chose tire à sa fin. Mes sincères remerciements à tous ceux qui m’ont aidé dans cette tâche, M. Djiar, le wali de Bordj Bou Arréridj et surtout à Bergui sans oublier le P/APW et le DJS pour la soirée de Bordj Bou-Arréridj.

Y. Temani, La Nouvelle République

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria