Le répertoire de Chérifa à l’honneur

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A cette occasion, un couscous géant a été servi dans l’enceinte même du Palais des arts d’Oran.

Le rideau est tombé. La fête de Yennayer, célébrée en grande pompe à Oran, a été clôturée hier, après une semaine de festivités, par un grand gala au niveau du Palais des arts et de la culture d’Oran. A cette occasion, un couscous géant a été servi dans l’enceinte même du Palais à l’issue de la remise du prix et du diplôme aux lauréats du concours de préparation du sksu N’yennayer (le couscous de Yennayer). La clôture a été marquée par le récital du chanteur Chérif qui a récité, par coeur, tout le répertoire de l’indétrônable Chérifa. Les présents se sont régalés de la diversité culturelle algérienne et du riche patrimoine amazigh. C’est devenu une tradition inévitable. Depuis quatre ans, l’association Numidia, en collaboration avec le Haut commissariat à l’amazighité, convie les Oranais à un plat varié et riche en couleurs.

Plusieurs activités étaient au programme. Le Palais des arts et de la culture et le théâtre régional Abdelkader Alloula ne désemplissaient pas. Des conférences, des projections vidéo, des représentations théâtrales et une soirée artistique ont, pendant toute la semaine, éclairé le ciel oranais au rythme de la composante berbère. Une journée d’études a été consacrée à l’un des piliers du militantisme amazigh, Aït Abdeslam Amer.

Un vibrant hommage a été rendu à ce poète des années 1960 et 1970. Amer Aït Abdeslam est natif du village Aït Hamsi en 1934. Il débarqua à Oran en 1950. A son actif, plusieurs poèmes retraçant sa vie de bohême. Par ailleurs, la poésie et le théâtre se sont taillés la part du lion des festivités de la célébration du premier jour de l’an. Ajoutez à cela l’imposante exposition de bijoux traditionnels, de toiles, de photos et de livres qui a occupé le grand hall du Palais des arts et de la culture d’Oran. Plusieurs films, primés lors du Festival national du cinéma d’expression amazighe, ont été projetés à la cinémathèque d’Oran. Ainsi, la célébration de la fête du couscous a été une autre opportunité de se replonger dans les traditions ancestrales berbères. Le public oranais a apprécié la diversité de la culture algérienne. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

Aït Ouakli OUAHIB

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria