Salon des arts plastiques

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C’est une réussite pour les 65 artistes peintres et 25 sculpteurs de 35 wilayas qui ont animé le 1er Salon national des arts plastiques et de la sculpture, qui s’est tenu la semaine dernière à Bordj Bou Arréridj, loin des bruits et des feux de la rampe de l’actualité nationale et culturelle. « Pour la première fois, la réussite est complète avec l’assistance nombreuse des artistes de toutes les régions du pays, et une participation massive et de qualité de la population que, pour une fois, la salle Mohamed-Boudiaf n’a pu contenir », a déclaré à L’Expression, M.Samir Thaâlbi, le directeur de la Maison de la culture Mohamed-Boudiaf.

« Avec le succès du 1er Salon régional, l’année dernière, et vu le nombre d’artistes ayant participé, nous avons élargi, cette année, la participation à toutes les régions du pays, vu la richesse de la peinture et de la sculpture algérienne », a souligné le directeur de la Maison de la culture. 180 toiles ont été exposées à l’admiration et la grande joie de la population. 25 sculptures d’une beauté exceptionnelle (marbre, bois, acier) ont été mises en évidence à l’entrée même de la Maison de la culture Mohamed-Boudiaf. Deux sculpteurs de renommée internationale, MM.Boukerche Mohamed et Boutif Younès, ont participé à cette exposition. Par ailleurs, il a été programmé des conférences sur l’art au cours de ces deux jours. Elles ont été animées par des professeurs de l’Ecole nationale des beaux-arts. La nouveauté, cette année, est la mise à la disposition de tous les artistes d’un atelier d’expression libre où des toiles réalisées à Bordj Bou Arréridj seront signées par les artistes, pour marquer l’événement de ce 1er Salon de la capitale des Bibans. De l’avis des artistes et du public, c’est la première fois qu’un événement culturel a été préparé avec soin pour les artistes. Il est dommage que la vente des oeuvres d’art ne soit pas soutenue par le public, qui reste tout de même réticent devant les prix affichés. De l’avis de nombreux artistes, ce genre de rencontres devrait être multiplié jusqu’à ce que l’art d’une manière générale trouve réellement sa capitale, puisque toutes les grandes villes d’Algérie organisent des salons, mais généralement, ces rencontres sont infructueuses pour les artistes. A vrai dire, l’art en Algérie ne se vend pas bien ou pas du tout. Pour le directeur de la Maison de la culture, d’autres actions, peut-être spécifiques, sont actuellement escomptées, comme organiser des expositions pour un seul artiste au cours de toute une année. Des idées circulent, en ce moment, dans le milieu de l’art plastique, mais comme toujours, l’argent reste encore une barrière, malgré l’apport de l’Etat, comme la prise en charge des salons. Pour le 2e Salon national, le directeur de la Maison de la culture tient à préciser que des nouveautés seront introduites. On attendra.

A. TABADJI

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria