Les chauffeurs de taxi en grève

, par  F.D., El Moudjahid , popularité : 2%

Il était impossible de prendre un taxi, hier, à Bordj Bou-Arréridj. Cela devra être le cas aujourd’hui et demain. Non que les voitures jaunes ont disparu mais tout simplement parce que leurs conducteurs étaient en grève.
Ce mouvement, qui n’a pas manqué de pénaliser les citoyens, obligés de remettre à plus tard leurs affaires urgentes, a été organisé par le syndicat des transporteurs pour protester notamment contre la cherté des licences de taxi gérées, rappelons-le, par les moudjahidine et les ayants droit.

Les représentants des chauffeurs de taxi, qui se sont rendus au siège de notre bureau régional, se plaignent du poids de cette licence dont la location a atteint 12.000 DA par mois.

Si au moins on est sûr de continuer, ajoutent nos interlocuteurs, qui racontent que beaucoup de professionnels ont été obligés d’arrêter le travail après des années de service, parce que les propriétaires de la licence ont refusé de reconduire le contrat.

Cela ne s’arrête pas là pour nos initiés qui soulignent que cette charge s’ajoute à d’autres, comme les impôts trop lourds et surtout la concurrence déloyale des clandestins. Ils sont 1.000 pour 700 taxis, précisent-ils, avant de demander l’intervention du wali pour mettre de l’ordre dans la situation du transport dans la wilaya.

Le directeur concerné, qui rappelle que l’administration n’a aucun droit de regard sur la location des licences, renvoie la balle dans le camp des deux partenaires qui peuvent négocier des contrats de 99 ans s’ils le veulent.
Rappelons que c’est le second mouvement en moins de six mois.

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria