Des narcotrafiquants sous les verrous

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Le 6 du mois en cours, la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bordj-Bou-Arréridj a procédé à l’arrestation d’une bande organisée de 6 personnes, en possession de 30 kg de kif traité, 9 900 comprimés ecstasy, 1 460 comprimés de Rivotril, 100 g de cocaïne, 11 téléphones portables et une somme d’argent conséquente de 3 432 160,00 DA.
La saisie de la drogue a une valeur vénale de plus de 2 milliards de centimes. Le kif traité connaît une diffusion notable à partir du CEM (11/14 ans), notamment en 4e année moyenne, avant de toucher le lycée : en terminale un quart des adolescents concernés (14/17 ans) en majorité des garçons ont déjà expérimenté le kif traité ou les psychotropes.

Il a été constaté aussi que certaines filles ont tendance à adopter des pratiques de plus en plus proches de celles des garçons, cependant, elles ne sont pas nombreuses. Ces dernières montrent qu’elles abandonnent à court terme cet usage, soit parce qu’elles ne trouvent pas un intérêt particulier, soit parce qu’elles s’en éloignent spontanément à l’entrée dans la vie adulte. Parmi les consommateurs de drogues illicites et dangereuses pour la santé, il faut compter aussi les personnes dont la tranche d’âge est de 18/60 ans, qui représente un public fragile sur le plan psychique et social, se trouvant dans une situation socio-économique défavorable.
Cet apparent paradoxe illustre le fait que les personnes issues des classes aisées consomment de la drogue dure ou douce, à savoir : cocaïne, morphine, LSD, ou simplement du cannabis et/ou des comprimés d’ecstasy, de façon récréative et appelées à s’effacer de manière naturelle, ils considèrent l’usage de la drogue illicite comme un ajustement à un environnement donné (famille, déception amoureuse, seconde épouse) etc. Ces dernières années, les services de sécurité, tous corps confondus, ont constaté une augmentation inquiétante du trafic de drogue dont la source principale provient du Maroc avec des répercussions négatives qui l’accompagnent (blanchiment d’argent, terrorisme, corruption, violence et délinquance) et qui ont un impact sur la paix sociale.
Face à ce danger gravissime, la gendarmerie ne jette pas l’éponge et continue à être vigilante dans sa lutte contre les narco-trafiquants.

Layachi Salah-Eddine
Le Soir d’Algérie

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria