Attentat de Tiaret : l’un des kamikazes était originaire de Bordj Ghedir

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L’Algérie possède encore des hommes prêts à payer le prix cher même s’il s’agit de leurs vies pour imposer la paix et la sérénité afin de garder le pays au-delà de toute menace.
Février 2017, avril 2017 et août 2017, la horde sauvage s’est aventurée à commettre des attentats-suicides par deux fois à Constantine et ce jeudi à Tiaret. Leurs forfaits ont été un total échec.

Tayeb Aissaoui, qui a sauvé la vie des ses collègues en se sacrifiant, laisse derrière lui une veuve et quatre orphelins.

Malheureusement le dernier en date du 31 août a emporté la vie de deux policiers dont l’un a sacrifié sa vie pour éviter un carnage à la ville de Tiaret qui s’apprêtait à l’instar de toutes les autres villes du pays à célébrer la fête de l’Aïd.
La victime n’a pas hésité un seul instant pour agir en se jetant sur le kamikaze qui a pris pour cible un commissariat de police. Le terroriste a actionné sa ceinture explosive assassinant deux policiers. Le geste héroïque du policier qui laissera une femme et des enfants derrière lui a le mérite d’être salué. Par sa grande vigilance, il a sauvé plusieurs vies humaines en raison de la situation du commissariat dans une zone très peuplée.
Ce héros s’appelle Aissaoui Tayeb, un brave selon ceux qui le connaissaient et que nous avons pu avoir par téléphone. Il n’avait jamais manqué à son devoir. Apprécié de tous, ce père de famille a marqué les esprits par son acte. Oui, l’Algérie abrite encore des héros comme durant la guerre de libération et la décennie noire où le terrorisme semait la psychose chaque jour. L’Algérie possède encore des hommes prêts à payer le prix cher même s’il s’agit de leurs vies pour imposer la paix et la sérénité afin de garder le pays au-delà de toute menace. Ce sont ces hommes dont les sacrifices ont permis à l’Algérie de rester debout qui veillent de jour comme de nuit à la sécurité du territoire et du citoyen. Un grand hommage d’ailleurs a été rendu à ce valeureux policier sur les réseaux sociaux par tous les Algériens. Alors que beaucoup avaient cru que le temps de la bravoure est révolu, deux actes sont venus contredire ceux qui souhaitent voir le pays livré à lui-même. N’oublions pas que la ville de Constantine avait connu un cas similaire en février dernier d’abord, quand un kamikaze avec le même mode d’emploi avait tenté d’atteindre le commissariat de Bab El Kantara, fort heureusement la vigilance d’un policier qui use de son arme contre le terroriste a évité un drame à la ville. Le kamikaze qui répond au nom de Bel Goumri Azzeddine 33 ans, natif de Bordj Ghdir, wilaya de Bordj Bou Arréridj, actionnera sa ceinture au moment même où il a reçu la balle. Des hommages mérités avaient été rendus à ce policier par la Dgsn. Cette tentative n’a pas été l’unique enregistrée à Constantine, puisque en avril de la même année, un attentat similaire avait été déjoué à Ibn Badis, une localité dépendant de la commune d’El-Khroub, à quelque 35 km à l’est de Constantine.
Les terroristes ciblaient cette fois-ci l’un des tunnels de l’autoroute Est-Ouest. Aussi bien le kamikaze que son acolyte avaient été abattus, alors qu’un troisième complice activement recherché a été arrêté par la sûreté de la wilaya. Pour un officier de l’ANP « ces attentats lâches et ratés d’intégristes provoquent en tout cas moins de dégâts que les attentats commis en Europe, preuve du professionnalisme de nos services de sécurité ». Cela est pour répondre aux lectures alarmistes de certains médias aussi bien nationaux qu’étrangers. Pour des sources concordantes, c’est un acte provocateur qui vise au pire des cas à semer le doute dans l’esprit de la population qui a retrouvé son équilibre, on cherche un écho médiatique, seulement les commanditaires semblent ignorer les efforts consentis par les services de sécurité, leur expérience acquise et la vigilance. Il s’agit aussi bien pour l’ANP, la Gendarmerie nationale que la Sûreté nationale d’hommes très entraînés en ce qui concerne la lutte antiterroriste, ayant obtenu des techniques très avancées, à savoir la détection d’un profil criminel par la physionomie et l’allure. Aujourd’hui, les forces de sécurité jouissent d’une connaissance parfaite de l’antiterrorisme, notamment avec cette technique de la bonne maîtrise du renseignement parfaitement exploité. Ce grand professionnalisme est certes le fruit d’une longue expérience, mais c’est aussi le résultat de la vigilance des forces de sécurité. Nos sources ne manqueront pas de confier que le kamikaze de Tiaret qui répond au nom de Boucetta Ben Aissa, alias Abou Djihad est originaire de la ville même et aurait agi sous la coupe d’un certain Adjine Rabah, un terroriste activement recherché.
Ikram Ghioua
L’Expression

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria