Mme Mounia Meslem à Bordj Bou-Arréridj : « Notre ministère est plus grand que l’opération solidarité durant le Ramadhan »

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Mme Mounia Meslem, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, qui a effectué, jeudi dernier à Bordj Bou-Arréridj, une visite d’inspection et de travail, a regretté qu’une partie du mouvement associatif et de la presse nationale assimile uniquement son département à celui de la solidarité durant le mois béni. « L’aide que l’État attribue aux démunis pendant le Ramadhan n’est qu’une opération parmi d’autres. Elle est même très simple et très limitée », a indiqué Mme Meslem qui a rappelé que l’action du ministère est permanente et plus large avec des programmes forts et variés.
« Nous avons plusieurs catégories que nous prenons en charge durant toute l’année », a rappelé la ministre qui a souligné en outre que l’opération solidarité durant Ramadhan, décidée par le Président de la République, pour soulager les personnes démunies durant cette période, s’est passée dans de bonnes conditions. « Cela à l’exception de certaines communes qui ont connu un retard, soit à cause de la mésentente entre les membres des APC ou du non-lancement des procédures d’acquisition des denrées à temps », a-t-elle précisé. Pour ce qui est du bilan de l’opération, la ministre a déclaré que « jusqu’au 7 juillet, le nombre des colis distribués a été de l’ordre de 2 millions 79.000. Celui des repas servis a été de 3 millions 200.000 servis à table ou emportés au niveau de 1.191 restaurants de la rahma ouverts dans les 48 wilayas ». Les bénéficiaires de ce dispositif n’ont pas été que des démunis. Les passagers qui n’ont pas la possibilité d’arriver chez eux pendant le f’tour peuvent se restaurer gratuitement. Ce qui traduit, selon la ministre, les principes de l’islam. Mme Mounia Meslem a indiqué, pour les mendiants venant des pays africains, que « l’Algérie ne peut pas ne pas les recevoir. Cela fait partie de la culture d’hospitalité du peuple algérien ».
Quant à l’exercice de cette activité qui reste répréhensible, elle a souhaité que les services de sécurité les regroupent pour qu’ils soient recensés avant d’être pris en charge au niveau des centres mis à leur disposition par l’État algérien.
« Nous devons nous occuper de ce phénomène », a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, la ministre de la Solidarité nationale a inauguré deux centres médico-pédagogiques pour enfants attardés mentaux à Sidi Mebarek et à Bellimour. Avec celui de Ras El- Oued, elle en a désormais trois. Ce qui permet de prendre en charge, selon elle, les membres de cette catégorie dans la wilaya.
« La liste d’attente de 65 élèves ne permet pas d’ouvrir une nouvelle structure », a-t-elle annoncé, avant de préciser que ces élèves seront pris en charge à la prochaine rentrée. Elle a même invité les parents des autres attardés mentaux à se rapprocher de la direction de l’action sociale pour les inscrire, même s’ils habitent loin. « L’hébergement est disponible pour les prendre en charge », a-t-elle rappelé. Elle a donné des instructions pour la prise en charge des autistes également. « Vous devez offrir une place pédagogique aux membres de cette catégorie dans les structures du secteur, en attendant leur intégration graduelle dans les établissements du secteur », a déclaré Mme Meslem qui a rappelé que « la prise en charge rapide des autistes permet de les récupérer ». Mme Meslem, qui a inspecté d’autres structures appartenant à son secteur, a insisté sur l’utilisation efficiente des moyens de l’État. Elle a remarqué, comme cela été le cas dans plusieurs wilayas, que le nombre des élèves hébergés est très réduit par rapport aux employés.

Redéploiement du personnel du secteur

« Dans ces wilayas, certains employés n’ont pas mis les pieds dans les centres depuis des années », a-t-elle également déclaré.
« C’est une mascarade et une dilapidation des deniers publics », a-t-elle affirmé, avant d’annoncer la décision qu’elle a prise d’envoyer des inspections au niveau de ces wilayas pour recenser les cas. Mme Meslem a annoncé le redéploiement de ces employés comme solution à cette situation, rappelant que la société civile ne peut en aucun cas remplacer l’État et mettant en évidence la même préoccupation de préservation des deniers publics, pour annoncer que l’aide octroyée par l’État à ce mouvement fera l’objet d’un contrôle strict. « Nous avons des rapports, a-t-elle indiqué, qui notent des associations qui n’ont aucun programme, aucune activité, mais qui ont reçu des milliards. Elles n’ont que le statut, qu’un numéro de téléphone et un président.
Il n’est pas question que cela continue. Nous n’allons aider que les associations qui entrent dans le cadre du programme du ministère. Les autres n’auront pas un seul centime. » Mme Meslem, qui a rencontré justement les représentants de ce mouvement, ainsi que des élus et des cadres du secteur, a affirmé que la nouvelle orientation du gouvernement se base sur la démocratie participative. « Si la contribution des représentants des citoyens est nécessaire dans les autres secteurs, pour celui de la solidarité, elle doit être très forte, à cause de l’aspect humain de ce dernier ». Mme Meslem, qui a jugé que le secteur est en bonne santé dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, a rappelé que cette dernière, qui est un modèle en matière de développement, l’est aussi pour la solidarité. Elle a proposé, dans ce sens, de procéder à la classification des wilayas. « Que ce soit dans le domaine du développement ou de la solidarité, cette classification permet de motiver les responsables et les citoyens des wilayas », a encore indiqué la ministre qui a noté que celle de Bordj Bou-Arréridj est un modèle dans ce sens. Rappelons que la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, qui compte 36.983 personnes démunies et 17.821 handicapés, dispose de 9 cellules de proximité et autant de structures appartenant au secteur, un centre de protection de l’enfance, trois centres médico-pédagogiques pour enfants attardés mentaux à Ras El-Oued, Sidi Mebarek et Bellimour, une école de sourds-muets, une autre pour les enfants non voyants, une Maison de la solidarité, un SAMU social et une structure spéciale pour l’enfance assistée. En 1999 elles n’étaient que trois.

« Distribution de plus de 2 millions de colis alimentaires »
Pour ce qui est du bilan de l’opération, la ministre de la Solidarité nationale a déclaré que « jusqu’au 7 juillet, le nombre des colis distribués était de l’ordre de 2 millions 79.000. Celui des repas servis a été de 3 millions 200.000 servis à table ou emportés au niveau de 1191 restaurants de la rahma ouverts dans les 48 wilayas ».

F. D.
El Moudjahid

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria