Des toponymes en arabe, en français, mais pas en tamazight !

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En vue d’améliorer et de moderniser le cadre de vie du citoyen, une journée d’étude sur la baptisation et la débaptisation a eu lieu avant-hier, animée par la directrice de la gouvernance locale auprès du ministère de l’Intérieur, Mme Fatiha Hamrit.

Ont pris part à cette rencontre les chefs de daïra, les P/APC et les représentants des moudjahidine et des enfants de chouhada.

Des commissions communales s’attellent au recensement des rues, des espaces et des édifices, baptisés ou à débaptiser. Les chefs de daïra et les présidents d’APC sont instruits de finaliser l’opération d’ici le mois de juin prochain. Selon Mme Hamrit, l’opération a pour objectif d’établir un inventaire de tous les lieux baptisés et mettre en place des repères dans toutes les localités en vue de les adapter au système de positionnement global (GPS).

La représentante du ministère de l’Intérieur a fait savoir que la priorité dans l’opération sera donnée aux héros de la résistance populaire et de la révolution de Novembre 54, sans oublier les noms d’artistes et des victimes de la tragédie nationale, précisant que le choix des appellations doit obéir aux dispositions des textes juridiques en vigueur.

Là où le bât blesse dans cette opération, c’est que les toponymes sont uniformisés en arabe et en français, la langue autochtone, tamazight, elle, n’y figure pas. Ce qui pourrait irriter la sensibilité de plusieurs régions du pays.

M. Allouache
Reporters

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria