Une exploitation et des promesses

, par  A. Tabakhi, chef bureau APS, BBA , popularité : 1%

L’exploitation vise aujourd’hui l’augmentation des superficies irriguées, le développement de la production ovine et celui de la production des semences céréalières.

La ferme pilote Yahia-Ben-Aïchouche, qui s’étend sur une superficie de 1 866 hectares dans la commune de Tixter, au sud-est de la wilaya est devenue depuis ces quatre dernières années « un domaine agricole rentable, bénéficiaire et aux perspectives prometteuses dans la production céréalière et l’élevage ovin », a indiqué le directeur de cette exploitation étatique, Kamel Khelifi.

Il y a cinq ans, à la suite de la sécheresse et en raison d’une gestion empirique, la production céréalière, toutes semences confondues, ne dépassait pas les 500 quintaux et l’élevage ovin était totalement ignoré, tandis que toutes les charges étaient supportées par l’Etat, a ajouté le même responsable. Le rendement est passé, pratiquement de 0 à 9 quintaux à l’hectare en 2004 pour atteindre les 15 quintaux en 2007 pour le blé dur, et de 1 quintal à 6 quintaux en 2004 à 12 quintaux en 2007 pour le blé tendre.

Cette amélioration significative de la production de céréales s’explique d’abord, selon le directeur du domaine, par l’organisation du travail et la gestion rigoureuse du personnel et ensuite par l’acquisition d’un matériel agricole performant, permettant de moderniser toute l’exploitation qui a également bénéficié de trois forages. « La majorité des travailleurs a compris que l’intérêt général passe par l’effort et l’organisation collective », a ajouté M. Khelifi, se félicitant de la « disparition progressive de la mentalité d’assisté qui a longtemps prévalu dans la ferme pilote ». Pour l’élevage ovin, l’exploitation accusait une mortalité très forte du cheptel. Le problème a aujourd’hui disparu, a encore indiqué le directeur du domaine agricole « grâce au recrutement d’un vétérinaire » qui a permis à la ferme de disposer, d’un troupeau « sain et très rentable ».

De 100 moutons il y a quelques années, le troupeau se compose actuellement d’un millier de têtes. L’exploitation vise aujourd’hui, selon M. Khelifi, l’augmentation des superficies irriguées, le développement de la production ovine et celui de la production des semences céréalières par l’introduction de l’irrigation d’appoint et le renouvellement constant du matériel agricole. Pour qu’un domaine agricole soit bénéficiaire, a expliqué le directeur de la ferme, « il suffit simplement que les agriculteurs qui y travaillent aiment leur métier et adhèrent aux nouvelles techniques agricoles » et c’est dans cette optique que le domaine « projette de se lancer dans la formation en collaboration avec le secteur de la formation professionnelle ».

Dans ce contexte, dix apprentis agriculteurs pourront être formés aux techniques du travail de la terre et de l’élevage, a encore souligné le directeur de cette ferme pilote qui est devenue un exemple dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj.

R. L. / APS

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria