Lounès Matoub, 15 ans déjà…

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Lounès Matoub, ou le patriote de toutes les patries opprimées, né le 24 janvier 1956 à Taourit-Moussa, un petit village de Béni-Douala, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, a été assassiné le 25 juin 1998 dans un guet-apens. Lui qui avait dit un jour qu’« il faut savoir distinguer entre la vie et la mort, les deux sont belles. Moi je préfère mourir pour mes idées, que de mourir de lassitude ou de vieillesse dans mon lit », est mort comme il l’avait souhaité. En si peu de temps, Lounès est devenu une icône et un grand symbole pour la jeunesse kabyle. Il était l’homme qui disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Il avait chanté la misère, la faim, l’injustice, l’amitié, la fraternité, la femme aimée, puis l’amertume de la séparation et de l’amour impossible, ainsi que l’exil et Tamazight. Il a bercé, durant plusieurs années, des millions de gens avec sa voix rauque, qui continue de raisonner partout aux quatre coins du pays, comme sur les autres continents. Alors un poète peut-il mourir ? Certainement pas. Car les gens de sa trempe demeurent éternels.

Samira Bouabdellah

La Dépêche de Kabylie

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria