Le calme qui précède... l’effervescence

, par  F.D., El Moudjahid , popularité : 1%

La campagne électorale qui débute aujourd’hui s’annonce des plus timides. Rien n’indique qu’un événement majeur dans la vie du pays et des citoyens ne se déroule. La responsabilité incombe d’abord aux partis qui habituellement entament la précampagne plusieurs jours avant le début officiel.

Or, non seulement aucune activité même interne n’a été signalée, mais les sièges des partis restent curieusement vides quand ils ne sont pas fermés. Avec son black-out sur les listes définitives des candidats, ceux qui ont été radiés et ceux qui ont été maintenus, l’administration n’a pas facilité la tâche à la presse qui chauffe elle aussi l’ambiance. A moins de verser dans les ouï-dire, les correspondants locaux ne pouvaient informer l’opinion sur les noms de ceux qui briguent leurs suffrages. Pourtant les élections locales sont connues pour attirer plus de monde, tant l’intérêt de l’électeur est immédiat et les candidats proches de lui.

Espérons que les intervenants vont se rattraper au cours de la campagne animée, rappelons-le, par 3.217 candidats dont 472 pour les 39 sièges de l’APW. Des candidats pas très jeunes, puisque 19,82% ont moins de 30 ans pour les communales et 26,27% pour l’APW. Les femmes sont aussi peu représentées puisque pour l’APW par exemple, on a 26 candidates sur 472.
Autant dire que ce sera une lutte de programmes avec la présence de 8 listes pour l’APW et 195 pour les 34 APC que compte la wilaya. C’est dans ce dernier nombre qu’on trouve 14 listes d’indépendants, soit nettement en baisse par rapport aux élections de 2002.

La lutte sera serrée et les électeurs ne sauront plus où donner de la tête avec ces milliers de noms et de visages à retenir sans parler des idées avancées. Mais diriez-vous, c’est cela la démocratie. Le choix est difficile, tant mieux. Espérons qu’il soit le bon.

F. D.

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria