Bordj Ghedir : La ville recèle des atouts touristiques

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Bordj Ghedir se transforme, s’embellit, se modernise, s’affirme comme une commune qui se veut accueillante, pleine de vitalité et qui sait s’organiser ».Ce sont les mots du P/APC, Sayah Ahmed, qui a relevé les améliorations apportées au chef-lieu de la commune et aux neuf autres villages la constituant, en justifiant « le choix des travaux dans la longue liste des priorités ». Parmi les nouvelles réalisations : l’informatisation de l’état civil. C’est la première et la seule commune de la wilaya à avoir informatisé l’état civil depuis 2008. Tous ceux qui sollicitent un papier auprès de la mairie de Bordj Ghedir sont convenablement pris en charge par les agents, sachant que les documents sont désormais délivrés sur micro en un temps record. « Un seul clic, et le document est délivré », dira le responsable du service. « Tous les registres sont scannés et classés à partir d’une base de données », ajoute-t-il, non sans fierté. « Même le S12, le citoyen l’obtient en une minute, sans quitter le guichet », affirme-t-il.

Cette première phase du projet de modernisation de la municipalité de Bordj Ghedir, considérée comme projet-pilote, a permis à la mairie, non seulement de disposer d’un état-civil complètement informatisé, mais aussi d’une ressource humaine bien formée, ayant acquis du savoir-faire. l’APC a aussi eu à former des techniciens et des employés d’administration publique pour la mise en marche et l’exploitation d’un système en mesure de garantir la transparence des informations. « L’état-civil est l’endroit le plus évident pour montrer la qualité du service public que la commune de Bordj Ghedir doit à ses concitoyens ; c’est pourquoi nous avons pensé, dès notre installation en 2008, qu’il était important de procéder à son informatisation, puis mettre en place un dispositif qui va nous permettre d’archiver numériquement toutes les données, et, à terme, arriver à l’informatisation globale de notre système », dira le maire, qui s’est engagé à faire en sorte que le service public de qualité qui doit aller avec, se réalise au profit des populations de cette commune.

Autres projets réalisés : la propreté et les espaces verts. Le chef-lieu de la commune est justement connu pour sa propreté et ses espaces verts. Selon la direction de l’environnement, il y a 14 048 m2 d’espace vert. Le P/APC dira encore : « C’est avec joie que nous constatons les efforts des populations, des pouvoirs publics qui nous accompagnent dans cette lutte pour l’hygiène et la salubrité. Cela nous réconforte, je ne peux en être que très heureux et vous dire que nous comptons préserver ce premier rang le plus longtemps possible. » Le statut de ville propre est bien mérité, tant sa propreté est désormais une réalité permanente qui frappe le voyageur de passage.

Un développement étroitement lié au tourisme

Il convient de savoir que Bordj Ghedir est une commune agropastorale de 27 000 habitants qui s’étale sur une superficie de 104 km2 ; elle se trouve à 30 km du chef-lieu de la wilaya, Bordj Bou Arréridj.
Elle est connue pour son eau de source abondante, d’une qualité remarquable, et ses trois jardins romains. Mais le plus important reste à faire : créer de l’animation dans cette commune. Il faut avouer que malgré ses richesses culturelles, touristiques et archéologiques, cette dernière reste renfermée sur elle-même, en dépit du fait qu’elle recèle d’énormes potentialités qui ne demandent qu’à être exploitées, à l’instar du tourisme de montagne et archéologique. « Cette région mérite certainement plus d’attention de la part des autorités », note Ali Belbagra, un habitant de la région. Cette dernière est méconnue du grand public, et par conséquent peu visitée. Pourtant, ces dernières années ont été marquées par une affluence considérable de touristes nationaux et étrangers vers les montagnes et les sites archéologiques, a-t-il ajouté.

Néanmoins, l’on déplore le manque d’infrastructures hôtelières, l’inexistence d’auberges, de campings, sans compter l’absence de moyens d’accès pour une meilleure exploitation de ces espaces.
Les vestiges que l’on trouve un peu partout, témoignent de l’importance de Bordj Ghedir à ces époques-là ; on pense que c’était un carrefour non négligeable pour les armées romaines, et les inscriptions existantes le confirment ; à titre illustratif, Zemala, en plus de la beauté de son paysage, renferme plusieurs vestiges romains. Le tourisme pourrait être l’un des principaux vecteurs du développement économique et social de cette région, à condition de définir le type de tourisme à promouvoir, les équipements accompagnant ce projet, la gestion de son développement et les espaces ciblés.

Pour beaucoup d’habitants, le tourisme à Bordj Ghedir est l’ultime chance pour la région, car « c’est la meilleure solution de maintenir en place les populations, conforter les exploitations agricoles et promouvoir les services et les productions non agricoles, aujourd’hui inexistante ou à l’état embryonnaire ». Pour le maire, il serait utile d’implanter des pôles d’attraction, des services récréatifs, avec les conditions favorables au développement d’un tourisme diffus vers l’ensemble du milieu rural. Sa mise en œuvre exigera beaucoup plus de participation de la part non seulement des élus locaux et responsables à la base, mais de l’ensemble des composantes de la population et des partenaires au développement. Pour appuyer sa vision d’un tourisme de montagne et archéologique, l’édile souhaiterait l’aide des autorités, notamment dans le domaine de la construction rurale, à la place des logements sociaux, afin d’éviter l’exode rural et l’explosion du tissu social de la région.

A. B., El Watan

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria