Enquête dans une affaire de détournement du foncier

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Les affaires de détournements du foncier n’en finissent toujours pas d’éclater au grand jour à travers le territoire national. Cette fois, c’est au tour de la ville de Bordj-Bou-Arréridj d’être éclaboussée par ce genre de scandale.

L’affaire concerne le détournement d’une parcelle de terrain d’une superficie d’un hectare appartenant aux héritiers B., située à Bordj-Bou- Arréridj, route de Zemmoura.

L’ancien wali de Bordj-Bou-Arréridj avait instruit le chef de daïra de BBA et le directeur de l’urbanisme et de la construction de geler le dossier de l’investisseur incriminé jusqu’à l’aboutissement de l’enquête ordonnée par le premier responsable de la wilaya.

La genèse de l’affaire remonte à l’année 1996 quand l’APC de BBA avait procédé à l’expropriation, pour une soidisant utilité publique, d’un terrain de 5 000 m2 sur les 18 hectares appartenant à ces héritiers. Le terrain fut acquis par l’APC pour la somme de 221 000 DA. Cette dernière va procéder à la vente du terrain à un certain C. S. afin de réaliser une station-service. Mais à la place du projet initial, le nouveau acquéreur procédera dès lors, non pas sur l’assiette destinée au projet, mais sur une autre parcelle appartenant aux héritiers d’une superficie égale à la première à la construction de deux bâtisses, un hôtel et une villa. A cet effet, C. S. aurait acquis deux terrains de 5 000 m2 au prix d’un. Et jusqu’à aujourd’hui, la station-service n’a pas encore vu le jour. Ayant eu vent de ce détournement, les héritiers ne restèrent pas les bras croisés et alertèrent les autorités locales. Les propriétaires légitimes du terrain ne comprennent pas comment les services de la wilaya (APC, Duch...) ont délivré le permis de construire à l’investisseur, s’il existe bien sûr, pour la construction de ces bâtisses sur un terrain ne lui appartenant pas.

Dans une lettre adressée au wali de Bordj-Bou-Arréridj, les héritiers accusent les services de la wilaya d’être derrière ce détournement qui ne dit pas son nom et qui essayent par tous les moyens de faire bénéficier C. S. de la loi portant régularisation des constructions illicites.

En attendant les conclusions de l’enquête diligentée par le wali de Bordj-Bou-Arréridj, les héritiers comptent saisir les services de sécurité et la justice afin de faire la lumière sur cette spoliation.

I. S.

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria