Hausse vertigineuse des prix des fruits et légumes

, par  R.R., Le Maghreb de l’économie , popularité : 1%

A l’instar de plusieurs régions du pays, une nette propension à l’augmentation des prix de tous les fruits et légumes, hormis la pastèque, est observée ces derniers jours à Bordj Bou Arréridj, a-t-on constaté jeudi au niveau du principal marché de la ville, blotti au cœur du quartier populeux de "Lagraph".

Les prix affichés dans ce marché représentent en effet, s’agissant de la mercuriale locale, un indicateur fiable de la tendance qui prévaut sur le territoire de la wilaya. Même si la "nouvelle" pomme de terre continue de tourner autour de 70 dinars le kilogramme, elle est allègrement dépassée par les haricots verts et les navets, proposés à 100 dinars le kilo en raison de leur utilisation "intensive" comme ingrédients principaux pour la préparation du couscous lors des fêtes de mariage. "Les prix de ces deux légumes vont connaître une chute vertigineuse dans une dizaine de jours, en tous cas juste avant le début du mois sacré qui signifie la fin de la célébration des mariages", annoncent toutefois avec assurance les détaillants de fruits et légumes.

Pour ce qui est de la pomme de terre, c’est un autre problème, explique-t-on. Elle "est consommée quotidiennement et son prix sera compris, en fonction de sa fraîcheur, entre 60 et 70 dinars le kg et ce jusqu’au mois de novembre prochain, période de la cueillette de ce légume". Il reste, selon Youcef B., un père de famille de 40 ans, que "l’importation massive de pommes de terre, annoncée par le gouvernement pour les prochains jours, sera sûrement de nature à mettre un frein à cette insupportable flambée des prix".

De son côté, le prix du poivron suit de très près celui de la pomme de terre, entre 55 et 70 DA le kg. Sachant que le "h’miss", dont le poivron est l’ingrédient principal, est un mets incontournable à Bordj Bou Arréridj durant le Ramadhan, son classement dans le groupe de tête des légumes les plus chers ne manque pas d’inquiéter les citoyens les moins aisés. "Nous serons pourtant bien obligés de nous y faire", lâche tristement Youcef B. avec un haussement résigné des épaules. Les autres légumes restaient à leur niveau le plus élevé, jeudi, au marché de "Lagraph". La tomate, par exemple, l’autre "reine" du "h’miss", est écoulée entre 30 et 40 dinars le kg selon la variété.

Pour ce qui est des fruits, la pomme d’importation est vendue à 160 dinars le kg, tandis que la "locale" est cédée entre 60 et 80 dinars le kg. Le raisin caracole à 100 dinars le kg, le melon à 60 dinars et la pastèque, qui échappe miraculeusement à la "spirale infernale", s’affiche à un prix maximum de 25 dinars le kg. Tous les détaillants de "Lagraph" sont toutefois catégoriques : toutes les chambres froides regorgent de fruits et légumes, en prévision du mois de Ramadhan.

R.R.

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria