Le sucre vendu à 120 DA le kg !

, par  Safa Kawthar B., La Nouvelle République , popularité : 1%

Le prix du sucre a flambé
sur les marchés
international et national.
A la mi-janvier, il était de
90 DA le kilogramme pour
passer, en quelques jours, à 120 DA.

Le sac de 50 kg, au prix de gros, est
passé en deux jours de 4 000 à 5 750
DA. Et ce n’est pas encore fini,
semble-t-il, la crise ne fait que commencer,
s’accordent à dire les commerçants
avertis. Actuellement, en
Bourse, le sucre a atteint des records
historiques. A 760 $ la tonne
à Londres, du jamais vu ! Et 29,82
US cents la livre à New York.
Quelque 150 % de hausse depuis le
début de l’année 2009 !

En effet, les spéculateurs n’ont pas
totalement déserté les marchés des
matières premières. Attirés par la
perspective d’un déficit dans la production
de sucre cette année, les
fonds d’investissement se sont précipités
sur ce marché, propulsant
les cours à un peu plus de 30 cent
le kilo. Le plus haut niveau depuis
l’été 2006. L’Organisation internationale
du sucre (ISO) s’attend désormais
à un déficit de près de 13,5
millions de tonnes sur la prochaine
campagne. Face à l’effondrement
de l’offre, la demande en hausse
n’est plus satisfaite. Les cours du
sucre profitent également du léger
rebond des cours du pétrole ! Une
hausse de l’or noir encourage, en
effet, l’utilisation de la canne à sucre
comme biocarburant, ce qui réduit
les quantités disponibles pour la
production de sucre. En plus, le climat
n’est clément cette année dans
les régions de production de cet
aliment. El Nino ravage la production
sucrière des deux plus gros
producteurs mondiaux : l’Inde et
le Brésil.

La production brésilienne, par
exemple, sur la saison 2009/2010
connaîtra un repli de 2,1 millions de
tonnes. A 34,6 millions de tonnes
contre 36,7 précédemment. Or le
Brésil, c’est 60 % du commerce
mondial de sucre. De loin le plus
gros exportateur de sucre. Ce n’est
pas mieux en Inde. El Nino y a déclenché
une grosse sécheresse, destructrice
pour la production de
sucre qui de 15 millions de tonnes
pour la saison 2009/2010. Une diminution
de 40% comparée à une
année de production normale.
S.-K.B

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria