Alger, jour d’attentat.

, par  souad , popularité : 1%

Sur l’autoroute à la sortie de la capitale, grosse circulation, le bruit des sirènes emplit une atmosphère déjà lourde et un ciel trop gris. Les visages sont gris, fermés. Les voitures avancent difficilement, leurs passagers observent les véhicules de police, les ambulances qui passent à toute vitesse. Un fourgon, portes ouvertes, passe à coté de notre voiture. Les policiers à l’intérieur sont silencieux, le regard grave et perdu...Je sais oui, je comprends, vos yeux en disent long...La panique, la peur de l’inconnu, de la lacheté intégriste, le sentiment d’injustice.

Combien de morts encore ? De mères affolées et perdues ? De policiers, de gendarmes,de soldats sacrifiés pour que cela cesse ?

Comme je voudrais les réconforter d’une parole, d’un geste...Comme je voudrais qu’ils me réconfortent d’une parole, d’un geste...

Je les regarde partir, ils ne me voient pas.

J’ai mal pour eux. J’ai mal à mon pays. La colère m’emplit, les larmes aussi, mon coeur se serre.

Mon pays, ma chère et douce Algérie ...Tu es si belle, si généreuse ! Poutant le ciel est gris et l’atmosphère est lourde. Mercredi, jour d’attentat à Alger...les sirènes...les bléssés.....

Souad.

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria