La cherté de la vie inquiète

, par  Layachi Salah Eddine, Le Soir d’Algérie. , popularité : 4%

Jamais la précarité sociale n’a touché autant de personnes à Bordj-Bou-Arréridj. Avec 10 000 DA par mois, les familles (6 membres en moyenne) se trouvent au bord de l’asphyxie financière, car elles vivent dans le dénuement. Les prix des produits de large consommation explosent : 400 DA le kg d’ail, la tomate à 110 DA le kg, la pomme de terre à 50DA/kg, les petits pois et haricots verts à 150 DA, la salade à 70 DA, les viandes à partir de 780 DA le kg... Ajouter à cela, en cette période de froid, la facture du gaz et de l’électricité qui sera salée.

Même avec l’augmentation du SNMG à 15 000 DA, il est pratiquement impossible de vivre décemment. 70% de la population sont financièrement épuisés, à telle enseigne que certains chefs de famille envoient leur enfants au marché pour mendier qui un fruit, qui un légume, et parfois ils ramassent ceux qui jonchent les allées entre les étals du marché. Autre constat, des femmes vivant seules, parfois avec des enfants affrontent la pauvreté sans bénéficier d’un filet social. Alors, elles mendient sur les artères de la ville. Mais que signifie un pouvoir politique quand il est incapable d’assurer une vie décente à ses citoyens ? De nouvelles inégalités sociales apparaissent, élargissant le fossé qui sépare les riches et les pauvres, révélant l’abandon d’une partie du peuple par les politiques. La machine Algérie ne fonctionne plus, du moins pas pour tous les Algériens.

Layachi Salah Eddine

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria