C’était un vendredi

, par  Da Snitra , popularité : 1%
MP3 - 4.2 Mo


C’était un vendredi, la nature s’est révoltée

Et l’oued a sombré dans la furie.

Sur sa route, il a cassé les murs

Ainsi fut la volonté divine.

Jamais je n’ai vu septembre

Dans ces nuages sombres.

La foudre allumée dans la grisaille

Le tonnerre a dispersé les pigeons

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L’oued creuse sans pioche

Et tue sans tirer de coups de feu

Prends garde au face à face.

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En furie contre les vieux et les enfants,

En furie contre les femmes et les hommes,

Les ancêtres redoublent de colère

La montagne Morissane en furie.

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Ce ne sont pas les voitures neuves

La queue en l’air, qui m’ont peiné

Ce ne sont pas les camions neufs

Nageant dans la bourbier qui m’ont peiné.

Mon coeur s’est brisé pour deux frères

Morts en une seule journée.

Il voulait sauver son frère

Personne n’est revenu en vie.

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L’oued ne supporte pas la prison

Même s’il est tissé dans le béton

Il revient à son cours.

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Ce n’est pas le café dissimulé dans les galeries

Bue par la terre qui m’a peiné

Ce n’est pas le ciment dissimulé chez le trafiquant

Perdu dans le bourbier qui m’a peiné

Mon coeur s’est brisé pour la farine

Mon coeur s’est brisé pour la semoule

Perdus dans le bourbier.

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Mille neuf cent quatre vingt quatorze !

Mon Dieu ,quelle terrible année !

Da Snitra chante, le coeur très triste

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria