La mort imprévue

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Je l’ai connu durant la révolution probablement l’année 1961, le jour où le commissaire politique à cette époque Si YAHIA est tombé au champ d’honneur au faubourg de la gare. Un véhicule de marque Simca P 60 l’a amené chez nous au faubourg des jardins.

Yahia Benaichouche

Lui étant maquisard habillé en civil avait une mission à l’intérieur de la ville tremblant avec un panier vide en main en matière de paille dite doume et ce pour ne pas attirer l’attention des autorités occupantes et c’était vers quinze heures.

Après avoir bu de l’eau et un repos mérité, il fût dirigé vers le nord de la ville à une ferme route de Ain Soltane et de là le chemin lui est ouvert où d’autre résistants feront le reste. Dès l’indépendance, il refait surface et se souvient de notre rencontre durant la révolution dont elle est devenue coutume .

Il avait signé les invitations pour la réunion du 28 Décembre 2006 au Musée du Moudjahid, une réunion à laquelle se rassembleront tous les adhérents de la Kasma des Moudjahiddine de la ville de B.B.A.

Il ne s’attendait pas que ce jour sera triste pour tous .En apparence, il

est en bonne santé silencieux , dévoué pour le bien de tous ,n’a jamais contrarié une personne ,serviable sur tous les points.

El Hachemi Bordji

Ce jour jeudi 28.12.2006 après avoir souhaité la bienvenue, il nous invite à écouter l’hymne national. En ouvrant la séance et il rappelle l’objet de la réunion et ce durant cinq minutes environ, il dû passait la parole à un membre de la wilaya de l’O.N.M. pour la continuité de la réunion. Nous le regardons mouvementé sur place un malaise le surprend, il sortait pour prendre de l’air puis il revient sans pour autant gêner l’orateur, il s’assoie au premier rang avec l’ensemble puis il ressort , un verre d’eau lui est offert et la sensation au fur et à mesure ne le quittait plus ,la faiblesse l’envahit ,il ne pouvait plus se tenir debout ,l’hôpital était la seule solution. On l’emmène vers onze heures nous laissant dans une inquiétude totale.

La réunion s’est terminée à midi quinze et c’est à quatorze heures trente qu’il rendit l’âme. Il est parti sans laisser d’adresse, emportant avec lui son itinéraire révolutionnaire sans pouvoir nous dire adieu et la vie ne tient qu’à un fil, le destin l’a voulu.

Je garderais de lui le souvenir de notre petite rencontre durant la révolution et celui d’une invitation signée de sa main ainsi que sa griffe apposée de cette journée douloureuse.

Tels sont les derniers moments de notre cher regretté El Hachimi BORDJI secrétaire de la Kasma de Moudjahiddine de la ville de B.B.A.

Que dieu lui accorde sa miséricorde.

REBBACHE Laid

Météo

Bordj Bou Arreridj, 34, Algeria